3Xrien
Il faut que j'apprenne une poésie
lundi, il faut que j'apprenne quatre vers d'une poésie, ou une poésie de quatre vers ?
Si tu as une idée ?
A +
BBlurp
lundi, il faut que j'apprenne quatre vers d'une poésie, ou une poésie de quatre vers ?
Si tu as une idée ?
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Commentaires
Sans titre
Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide: nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore).
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.
S. Mallarmé
Je ne pouvais me résigner à tronquer le sonnet, encore moins choisir une strophe. Je te le livre donc en entier.
Très exceptionnellement Mallarmé a donné de son sonnet un commentaire, que voici :
"J'extrais ce sonnet d'une étude projetée sur la parole : il est inverse, je veux dire que le sens, s'il en a un (mais je me consolerais du contraire grâce à la dose de poésie qu'il renferme) est évoqué par un mirage interne des mots-mêmes. En se laissant aller à le murmurer plusieurs fois on éprouve une sensation assez cabalistique. C'est confesser qu'il est peu plastique, mais au moins aussi blanc et noir que possible, et il me semble se prêter à une eau forte pleine de rêve et de vide". (Mallarmé dans une lettre à Cazalis)
Anonyme - 09.11.05 à 11:12 - # - Répondre -